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Akho, la start up de chemises zéro déchet intemporelles, à porter et à aimer !

Written on 03 mai 2021.


Quel est le pitch de votre start-up ?

Akho est une marque de chemises unisexes et intemporelles, sans impact sur la planète. L’idée est de proposer un vêtement conçu 100% à partir de revalorisation de matière existante, produit au Portugal, imaginé par la communauté et pour durer des années et des années au fil des saisons et des moments de vie. Un vrai compagnon de route qui se porte avec tout, s’emporte partout et dans lequel vous créerez des milliers de bons souvenirs.

 

Pouvez-vous nous expliquer comment est née votre entreprise ? 

Au cours de ma deuxième partie de césure, j’ai co-organisé un tour du monde à la rencontre d’entrepreneurs engagés qui luttent pour une consommation plus responsable dans des écosystèmes et des industries très différents. En Afrique du Sud, j’ai visité un atelier textile qui venait de se voir annuler une énorme commande de la part de la France et se retrouvait donc avec des milliers de rouleaux de tissus sur les bras. Par manque de moyen, d’alternative et de place, ils brulaient donc ces quantités astronomiques de tissu fraichement conçu. Cette fumée noire et le regard triste de ceux et celles qui voyaient se consumer des heures de travail m'ont profondément marqué et m’ont donné envie d’agir pour lutter contre ce phénomène plus que courant dans le monde.

Accompagnée d’experts et de consommateurs frustrés par le modèle de la fast fashion qui règne encore sur la mode aujourd’hui, j’ai tout repris depuis le début et j’ai imaginé une pièce qui n’abime pas la planète, qui lutte contre la destruction d’un savoir-faire précieux et qui survivra aux aléas de la vie. Pour Frouver au 61% de français qui n’achètent pas de vêtements éco-conçus par manque d’information et aux 91% d’entre eux qui trouvent ce type de vestiaire trop orignal ou de mauvaise qualité qu’une alternative existe. Le mot Akho veut dire « pas de matière » en Zulu, langage principal d’Afrique du Sud et est donc un clin d’œil à l’origine et au concept de la marque.

 

Akho, une start-up responsable ?

Akho adopte une approche holistique et complète de la mode responsable à travers un processus sensé :

Les consommateurs choisissent le style et le design de leur futur vêtement à travers un questionnaire ludique et rapide. Manon, la modéliste/styliste d’Akho s’inspire de ces réponses pour créer LA chemise parfaite. Une chasse au trésor est entamée pour trouver dans les stocks dormants, les surplus de production ou les invendus des matières européennes, naturelles et de très haute qualité. Les précommande sont lancées, ce qui permet d’avoir en tête la quantité précise par matière et par taille et ainsi lutter contre la surproduction. Les chemises sont conçues par notre atelier partenaire au Portugal, spécialisé dans ce type de produit depuis 1961. Les clients reçoivent leur compagnon de route dans un packaging upcyclé et réutilisable.

 

Quelles sont les premières réussites ?

La première réussite est la vague de retours très positifs de la communauté Akho  au sujet des premières chemises sortie de l’atelier il y a quelques semaines. Je suis vraiment fière de mon produit ! La seconde est la fédération d’une communauté bienveillante de plus de 2000 personnes sur les réseaux sociaux, qui me soutient et m’encourage au quotidien. La troisième est l’obtention du soutien des entreprises Who’s Next et BNP Paribas pour le lancement de ma première collection en mai.

 

Quelle est votre vision de votre secteur d’activité ?

L’industrie textile est, tout le monde le sait, très polluante et très controversée. De nombreux drames écologiques et humains en découlent et je suis consciente de l’impact négatif que ce secteur peut avoir sur l’Homme et la planète. Mais on observe en parallèle une réelle mutation de l’état d’esprit des consommateurs et des entreprises naissantes, une tendance optimiste et positive, qui laisse croire à un avenir plus vert et plus sain pour ce milieu.
Je suis de celles qui croient en la possibilité d’un changement et en l’impact que peuvent avoir, ensemble, des initiatives qui luttent pour remettre la mode à l’endroit.

 

Quelles sont les prochaines étapes de votre entreprise ?

La première chemise unisexe, déclinée en trois matières différentes (un coton épais et résistant, un coton fin et souple, un lin fluide et aérien) sera proposée en précommande début mai via une campagne de crowdfunding sur Ulule.
J’ai vraiment hâte de proposer (enfin) à la vente le produit sur lequel je travaille depuis plus d’un an ! De nombreuses surprises et de nombreux jeux-concours seront également lancés sur les réseaux sociaux très prochainement.

 

Vous avez rejoint le programme LAB EDHEC Entrepreneurs : que vous apporte ce programme ?

Intégrer le LAB a été une grande opportunité pour moi mais également pour le développement d’Akho. D’un point de vue personnel, cela m’a apporté un regard éclairé sur les étapes à suivre pour monter son entreprise, sur la stratégie à privilégier et sur le rôle même d’un entrepreneur aujourd’hui.
D’un point de vue de mon projet entrepreneurial, le LAB m’a donné toutes les cartes théoriques pour transformer sereinement une idée abstraite en une vraie marque et m’a apporté un réel réseau de professionnels qui ont su répondre à mes nombreuses questions.

  

Qu’est-ce qui te plaît t’anime dans l’entrepreneuriat ? 

Ce qui me plaît dans l’entrepreneuriat, c’est la pluralité des missions, aucune journée ne se ressemble et on ne s’ennuie jamais. Les nombreuses rencontres que je fais au quotidien et les amitiés que j’ai créées sur la route sont aussi une vraie source de motivation. Ce que j’aime aussi c’est l’idée de ne partir de rien et d’arriver à un vêtement que des personnes aiment et dans lequel ils vont passer d’incroyables moments.

 

As-tu toujours voulu créer ton entreprise ?

Issue d’une famille d’entrepreneurs, j’ai toujours eu en tête d’un jour créer une entreprise dans laquelle je me retrouve et qui ait du sens pour moi. Mais je ne pensais pas me lancer si tôt. Le déclic que j’ai eu en Afrique du Sud a accéléré le processus et je me suis sentie prête et motivée bien plus tôt que prévu. C’était comme une évidence, je me suis lancée tête baissée et je n’ai aucun regret.

 

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